Appeler à la barre Koffi Olomidé balaie l’accusation de séquestration, enassurant qu’elles « allaient sur les Champs-Élysées » etque parfois « elles demandaient qu’on lesaccompagne », alors qu’elles ont affirmé à l’instructionqu’elles étaient escortées contre leur gré.-

« C’est du cinéma »Le chanteur a cependant reconnu qu’il avait un « droitde regard » sur leurs sorties car « au Congo, ils onttous le rêve français ».

Il a plaidé qu’il devait vérifierqu’elles ne cherchaient pas à rester en France à l’issue de la tournée parisienne. Elles avaient raconté pendant l’enquête s’êtrefinalement échappées du logement en juin 2006 avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l’aide de somnifères. « C’est du cinéma, ça, Madame », a assuré à la barrele chanteur, de son nom d’origine Antoine Agbepa Mumba.

« Le retour au Congo était imminent, ellessavaient qu’on allait repartir au Congo », ellesvoulaient donc rester en France à tout prix, a-t-il affirmé. Deux autres hommes, proches du chanteur, sont également rejugés, accusés de complicités. L’un d’eux – qui évoque aussi des « mensonges »des parties civiles afin de rester en France – areconnu qu’il était « obligé » de les suivre lorsqu’ellessortaient du pavillon, car « elles ne connaissaientpas la route », pour faire les courses par exemple, a-t-il dit. Dans leur récit au juge d’instruction, les quatrejeunes femmes avaient également raconté que lechanteur les faisait venir parfois à l’hôtel, parfois enstudio d’enregistrement, pour les forcer à avoir desrapports sexuels avec lui.

« C’est faux, c’est tout faux », s’est écrié à la barre M. Olomidé, « à aucun moment je n’étais seul avec ces filles », s’est-il évertué à répéter.

« Comment vous pouvez faire l’amour dans un studio ? J’hallucine! Il y a des ingénieurs de son, il ya des assistants… Ça existe pas! », a-t-il lancé à lacour. Il a aussi vivement rejeté les accusations demauvais traitements pour lesquelles il estégalement renvoyé.

« Je suis fier d’avoir desdanseuses qui gagnent 600 euros » par tournée, a-t-il dit. L’audience devait se poursuivre en soirée lundiavec l’audition des parties civiles.

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